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Ernotte joue les stars à Cannes et la reine méprisante à l'assemblée

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  Affaire Ernotte-Cannes : présomption d’abus de biens sociaux et mépris pour l’argent de nos impôts Des "invendus" qui ne valent rien, sinon une nuit à 1 750€ dans un palace Depuis plusieurs semaines, l’affaire des séjours de luxe à Cannes de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, et de quelques cadres du groupe défraie la chronique. Au cœur du scandale : des nuits à 1 750 € dans le palace Majestic, justifiées par un système d’échange d’espaces publicitaires invendus, le soit disant« barter ». Selon Mme Ernotte, ces invendus n’auraient « aucune valeur », donc aucun euro public n’aurait été dépensé. Pourtant, cette explication ne tient pas une seconde face à la réalité économique et juridique. Les espaces publicitaires invendus ne sont pas des déchets sans valeur. Ils représentent un actif potentiel pour l’entreprise, même s’ils n’ont pas trouvé preneur " pourquoi n'ont-ils pas de valeur s'ils sont échangés avec des suites à plus de 1750 € la nuit...